Jeunes cyclistes en course

Vélo : à la bonne heure!

Vous faites du vélo, vous n’arrêtez pas ! Deux à quatre fois par semaine vous enfourchez votre beau vélo, toujours à la même heure. Cela vous a toujours semblé être la bonne heure ! Pourtant au fil du temps vous vous sentez toujours raplapla…. Vos performances stagnent. Ce rythme ne convient sans doute pas.

Cycliste en action
Cycliste  en action sur son vélo

Vélo le matin

Trop tôt, il fait nuit…la lumière entre chien et loup vous met en danger.
Juste au saut du lit, votre corps ne s’est pas encore mis en route. En effet le cortisol qui est l’hormone de l’éveil ne permet pas à votre organisme d’être efficace aussi rapidement.
L’absence de petit déjeuner engendre un manque de glycogène qui se traduira pas un « coup de pompe » certain lors de votre virée de cycliste.

Vélo entre midi et deux

Snack burger
Un petit repas rapide peu adapté à une sortie à vélo

Votre petit déjeuner est très loin…si vous n’avez pas pris « d’en-cas » vos réserves de sucres ne sont pas suffisantes. Vous allez puiser dans vos muscles.
Vous enfourchez votre vélo après un rapide sandwich et c’est la mauvaise idée. Votre digestion sera stoppée pour permettre au corps d’assurer votre entraînement de vélo. L’organisme est bien fait : il s’occupe en priorité de l’essentiel. L’afflux sanguin quitte l’appareil digestif pour satisfaire l’activité musculaire.
La digestion retardée est remise à plus tard, quand vous reprenez le boulot!  L’afflux sanguin a réintégré le système digestif. Votre horloge interne a programmé une petite sieste. Oui, oui c’est l’heure de la sieste et vous luttez, luttez pour garder les yeux ouverts.

Vélo le soir

Vue d'une route faiblement éclairée, de nuit
Une route de nuit peu propice au vélo

Trop tard… il va faire nuit. Attention danger.
Juste après la journée de travail, sans pause, sans goûter, le vélo à fond c’est crevant !
La tachycardie s’installe pendant quelques heures, vous ne récupérez pas. Alors imaginer que vous allez vous endormir et dormir comme un bébé est du domaine de l’utopie. À cette heure de la journée, l’organisme commence à se préparer au sommeil. La température du corps et la pression artérielle diminuent progressivement pour vous conduire au repos.

Alors c’est quand le vélo ?

Même si les  chronobiologistes sont formels et que  leurs études prouvent que la meilleure heure pour l’activité physique, c’est entre 15 et 16 heures : le vélo c’est quand vous voulez avec du bon sens!

Le matin, levez vous plus tôt pour avoir le temps de déjeuner. Ingérez des glucides facilement assimilables. Prenez le temps d’une bonne mise en route. Faites un petit échauffement avec des étirements qui permettent le réveil musculaire. Un petit quart d’heure suffit pour retrouver toute son énergie.
Entre midi et deux, il faudra avoir pris un en-cas vers 10h sous forme de fruits et de barres de céréales. Défoulez-vous en privilégiant la technique plutôt que le physique et surtout, accordez-vous une demi-heure de retour au calme, un moment réparateur.
Le soir : rien de violent.

Et  puis…

Respectez vos rythmes biologiques ! La vie toute entière est basée sur des cycles et des rythmes. Que vous soyez confirmé, peu ou pas entraîné, vos hormones varient d’une année sur l’autre, d’un moment à l’autre et l’ensemble de ces variations influence considérablement les comportements et le rendement.

Provoquez des changements pour voir ! Un cycliste persuadé de ne pas pouvoir rouler le matin, trouve en modifiant ses comportements, en créant une nouvelle rythmicité, du plaisir à l’entraînement et peut souvent améliorer ses performances.

Image Credits: Andréa Quéméner, CCo Public Domain, stevepb CCO Public Domain, mkrause CCO Public Domain